Informations
~~ Bienvenue sur le site de notre Asso !!! ~~
Notre association loi 1901 a pour vocation d'offrir une retraite digne de ce nom
à des chevaux réformés,de club menacés d'abattoir ou d'euthanasie
parce qu'ils ne sont plus "rentables".
Un grand merci à Véronique de Saint Vaulry qui a accepté de renoncer aux droit d'auteur sur le pastel logo de l'association. Son site www.saintvaulry.com
N'hésitez pas à me poser des questions concernant le fonctionnement de l'association, nos pensionnaires ou la retraite des équidés en général, en adressant un mail à lajemy@yahoo.fr. Merci de votre visite.
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Histoire :
Le camarguais est un cheval résistant et habile qui s’est adapté depuis des milliers d’années au climat difficile et à la nourriture pauvre du delta du Rhône, où un vent violent chargé de sel fouette à longueur d’année l’herbe dure, les roseaux et la salicorne.
L’origine du camarguais est difficile à définir, mais il vivait sans doute dans la région il y a plusieurs milliers d’années. Les peintures rupestres des grottes de Lascaux et de Niaux, nous montrent des silhouettes très semblables à la sienne. Le camarguais porte sans doute le sang des montures asiatiques et mongoles des Ostrogoths qui écumèrent le sud de la France il y a plus de 2000 ans. Aux VIIème et VIIIème siècles, les vigoureux barbes des Sarrasins vinrent se croiser avec les petits chevaux locaux.
Depuis, les troupeaux de camarguais, appelés manades, n’ont plus subi d’influences extérieures. Le camarguais est ainsi l’une des rares races européennes qui n’a pratiquement pas été modifiée depuis plus de 1000 ans.
De nos jours :
La race camarguaise n’a été reconnue officiellement qu’en 1968. Depuis, des éleveurs ont créé une association et le Haras national d’Uzès contrôle les étalons. Les manades ne vivent plus aussi librement qu’avant, mais plusieurs troupeaux repeuplent la région et les gardians utilisent toujours les chevaux pour conduire et garder les troupeaux de bétail.
Avec le développement du tourisme autour de la réserve naturelle de l’étang de Vaccarès, le camarguais a de beaux jours devant lui comme cheval de loisir.
Gardians (photo du net)
Le camarguais s’est étonnamment bien adapté aux marais. Il broute les roseaux, l’herbe dure et saumâtre, ainsi que la salicorne, plante semblable à une petite algue. Le mistral qui cingle sans cesse le marais ne semble pas le déranger, pas plus que la canicule ou l’eau salée et glacée qui recouvre le marais en hiver. Ses sabots durs et sains résistent bien aux longs séjours dans la vase.
Type et tempérament :
La Camargue est une vaste zone plate et marécageuse située dans le delta du Rhône – là où le fleuve se jette dans la Méditerranée. On a beaucoup asséché et drainé cette région pour y cultiver le riz ou la vigne. Elle est aujourd’hui en partie protégée et les chevaux continuent d’y vivre.
- Obi wane cheval camarguais de ma cousine - (laetitia)
Caractéristique :
Sa tête est lourde, son encolure courte est plantée sur une épaule verticale. Son dos relativement bref s’achève par une croupe inclinée, parfois en pupitre. Cependant sa poitrine est profonde, ses membres sont bien formés avec des articulations solides et ses sabots sont si durs qu’on ne les ferre pratiquement jamais. Son pas relevé et très vif est assez ample, mais on ne pratique guère son trot court et sautillant, car il est aussi inconfortable que laid. En revanche, le camarguais tient très longtemps un canter (petit galop) régulier et souple.
Taille : Le camarguais est petit : 1,40 m en moyenne et parfois moins (on parle alors de poney de camargue).
Robe : Gris-blanc à l’âge adulte. Les poulains naissent avec une robe noire, brune ou gris foncé.
Caractère : Le camarguais est avant tout un cheval extraordinairement résistant, adapté à la vie des régions marécageuses et salines. Il se contente de peu et convient bien comme cheval d’extérieur car il est très agile et a un pied remarquablement sûr. Son caractère facile et son courage en font un compagnon agréable.
Cependant, la race doit avant tout rester attachée à sa région d’origine, car c’est là que ce petit cheval donne le meilleur de lui-même. De longues années de cohabitation l’ont habitué au taureau, qu’il côtoie avec le même naturel qu’un chien veille sur ses moutons.
- LE PETIT JOURNAL DE POUPOUTLAND –
y'a ceux qui préfèrent rester les sabots au chaud
Ceux qui ne perdent pas l'appétit
nan nan on perd pas l'appetit !
et les aventuriers qui n'hésitent pas à braver la tempête et mouiller les sabots !
Bref à poupoutland city c'est comme partout, plus d'eau pour les abreuvoirs, les moon boots en surchauffe et la petite fermière avec les joues bien rouges (mais nan elle ne boit toujours pas !)
Dans la nature, la jument passe sa vie en gestation avec déjà un petit accroché à ses basques, qui la tête sans arrêt.
Heureusement, elle ne semble pas trop souffrir de devoir ainsi en permanence nourrir deux petits : celui qu’elle porte et celui qu’elle allaite.
Les poulains sont des petits voraces qui tètent sans arrêt, jour et nuit. Ils se nourrissent peu à la fois, mais très
souvent. Le lait riche de leur mère leur permet une croissance ultra-rapide.
Les mamelles de la jument sont au nombre de deux et se cachent entre ses cuisses. Elles
commencent à se développer durant le dernier mois de la gestation. C’est lorsque le poulain a trois mois que sa mère produit le plus de lait. On estime alors qu’une bonne poulinière
produit de 2 à 3.5 litres de lait par jour, et ceci par centaine de kilos de poids corporels. En clair, une jument de 500 kg sécrète alors environ 15 litres de lait par
jour. Ceci explique qu’une jument de trait produise environ 20% de plus qu’une autre de selle. Toutefois, par rapport à leur poids plume, les ponettes, type shetland, ont un meilleur rendement.
Il est à noter aussi que les juments qui mettent bas pour la première fois (les primipares) ont moins de lait que les matrones expérimentées (les multipares).
Environ deux mois après la naissance du poulain, la quantité de lait que produit la poulinière décroit régulièrement.
Heureusement, le foal (nom donné aux poulains de l’année) commence alors à s’alimenter par lui-même.
Pour le poulain, c’est surtout pendant les deux ou trois premiers mois de vie que le lait se révèle primordial. Durant cette
période, il n’a pas encore commencé à brouter, tandis que sa croissance est maximale (il prend 3 kg par jour au début de sa vie). Les ingénieurs agronomes estiment qu’il faut à
peu près 6 litres de lait pour que le foal prenne 1kg supplémentaire.
Par rapport à la vache, la jument a de tout petits pis. Ses mamelles ne contiennent guère que deux litres de lait, c’est
pourquoi le poulain doit téter plus souvent que les veaux. En début de croissance, on le voit se pendre à la mamelle maternelle de quarante à soixante-dix fois par jour. Plus
tard, vers six mois, il ne tète plus que vingt fois par jour.
Le colostrum :
Ce nom barbare désigne le premier lait de la jument. Il s’agit d’un lait différent de celui qui servira à nourrir le petit
pendant ses six à douze premiers mois.
Il est plus épais et plus coloré, mais surtout, il contient les précieux anticorps que la mère lègue à son rejeton. Dans
l’utérus de la poulinière, le poulain ne peut pas recevoir les anticorps de sa génitrice, car le placenta ne les laisse pas passer. A la naissance, le poulain n’a pas encore développé ses propres
défenses immunitaires et ne bénéficie pas encore de celles de sa mère. Voilà pourquoi il est essentiel qu’il soit nourri avec le premier lait, celui qui contient les molécules qui le protègeront
de l’infection jusqu’à ce qu’il ait environ deux mois.
Le colostrum est produit par la poulinière aux cours des deux à quatre dernière semaines de gestation. Le poulain
doit boire cette potion magique dans les trois premières heures de sa vie. Ceux qui sont incapables de se lever ou qui naissent prématurés ne peuvent profiter de ce transfert d’immunité
qui passe par le colostrum : ils risquent fort de mourir d’infection. On peut heureusement recueillir le colostrum de la jument et le donner au biberon. On peut aussi utiliser le plasma de la
poulinière ou du colostrum de vache.
Le sevrage forcé :
Dans la nature, lorsque l’homme ne s’occupe pas des chevaux, les juments ne sèvrent leur poulain qu’après avoir accouché du
suivant. En d’autres termes, c’est le nouveau-né qui chasse son grand-frère des mamelles de sa mère. La transition se fait en douceur, puisque le yearling (nom donné aux poulains de un an) reste
à proximité de sa mère et de son petit frère. Il arrive même de temps à autre que sa maman l’autorise à téter un peu.
Cependant quand l’homme s’en mêle, les choses ne se passent pas aussi bien. Les éleveurs sèvrent au plus tard leurs produits
à l’âge de sept mois, soit cinq mois plus tôt que dans la nature. Le sevrage est en outre brutal.
Le poulain est retiré à sa mère et souvent isolé des autres chevaux. Au stress de la séparation d’avec sa maman s’ajoute donc
l’angoisse de la solitude. Ce n’est qu’après qu’il rejoindra un groupe de poulains de son âge. Il n’aura alors aucun contact avec les chevaux adultes qui auraient pu faire son éducation et lui
enseigner les bonnes manières équines. Voilà pourquoi certains jeunes chevaux sont mal élevés et ne respectent rien. Ils ont manqué de remises en place de la part de chevaux adultes
dominants !
Note : En France, (et Mongolie) on trait parfois les juments pour récolter
leur lait. Celui-ci est plus proche du lait de femme que le lait de vache. Il possède également des qualités appréciées en cosmétologie. Enfin, le lait de jument sert à produire diverses boissons
: le koumis, obtenu par simple fermentation, et l’arak, un alcool.